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En novembre 2008, le CEFA (Centre d’études de la famille africaine) basé à Lomé nous a sollicité pour animer une formation sur le mentoring et le coaching. C’était pour le compte du Dispositif d’Appui Technique (DAT) de l’ONUSIDA Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC). Suite à la signature du contrat, le curriculum du dossier de formation rédigé par le DAT et le CEFA a été révisé. Après validation des amendements, un cheminement pédagogique a été établi.
La formation s’est déroulée à Ouagadougou du 16 au 19 décembre 2008 à l’hôtel Splendid. Mais avant, une préparation a eu lieu avec la responsable du DAT chargée du renforcement des capacités en zone francophone. Son feedback sur le cheminement et sa contribution pour l’adapter au public concerné ont permis de finaliser le Manuel. La formation a regroupé 15 participants (9 hommes et 6 femmes). Nombreux sont des médecins et le reste sont soit des planificateurs ou gestionnaires des services de santé ou paramédicaux. Ce sont tous des consultants(es) qui apportent d’assistance technique aux pays dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida (près de 25 pays). Pour des informations sur le DAT, voir www. La finalité de cette formation était d’avoir une masse critique de consultants compétents pour rendre les services de consultations demandés par les pays la lutte contre le VIH/Sida notamment pour élaborer des propositions pour le fonds global sur le VIH-SIDA, le paludisme et la tuberculose. C’est pourquoi ces consultants devaient être formés au mentoring et coaching pour pouvoir entraîner, encadrer ou former d’autres consultants juniors ou intermédiaires à épouser les valeurs et normes de consultation du DAT et à devenir compétents et aussi réputés comme les séniors. Plus spécifiquement, les participants à cette formation sur mentoring et coaching devaient être en mesure de : à définir les notions de mentoring et de coaching ; à comprendre le contexte de mentoring et de coaching au niveau du DAT ; à citer et décrire les étapes du mentoring et du coaching ; à connaître et utiliser des outils pour mentorer et coacher d’autres consultants; à enfin ils ou elles devraient élaborer leur plan d’action pour améliorer leurs compétences en matière de mentoring et coaching. La formation a été ouverte par le secrétaire permanent du comité national de lutte contre le VIH/Sida au Burkina-Faso ainsi que le coordonateur du DAT-AOC. Pour aider les participants (es) à préparer l’atelier, une fiche leur avait été envoyée. Cela a servi au premier exercice à savoir : - Leurs atouts et défis en tant que consultants de DAT et les points sur lesquelles ils souhaitent apprendre pour mieux le servir ; - Leur propre compréhension du mentoring et du coaching ; - Et leurs attentes vis-à-vis d’un mentor et d’un coach. Au cours de la formation, les méthodes suivantes ont été utilisées : ü Sociogramme pour la présentation des participants, mettre en exergue la diversification des expériences en matière de lutte contre le VIH/sida, la diversité des services rendus, l’ancienneté dans la fourniture de ces services et surtout susciter l’envie de partager et d’apprendre des uns et des autres, et après. ü Travaux de groupes pour partager leurs expériences et connaissances ; et pour analyser. Mais aussi pour travailler ensemble sur des tâches spécifiques telles que les comportements et qualités d’un bon mentor, comportements et qualités d’un bon mentoré, pratiquer le coaching et recevoir des feedbacks, préparer le premier entretien avec son mentoré et finalement échanger sur leur plan d’action personnel. ü Des échanges et partage d’expériences en plénière pour identifier les étapes et démarches de mentoring et coaching. ü Des exposés sur base de projection de Powerpoint par le formateur afin de structurer et fixer les idées sur chaque thème. ü Exercice individuel sur le plan d’action et sur les expériences personnelles en matière de mentoring et coaching. ü Dessins pour illustrer les qualités d’un bon mentor et d’un bon mentoré ainsi que les comportements à éviter par un mentor. L’évaluation de l’atelier a révélé que les participants (es) étaient très satisfaits en ce qui concerne leurs attentes, les objectifs, la méthodologie, la facilitation et la gestion du temps. La plupart ont avoués avoir une bonne compréhension du mentoring /coaching et de la différence entre les deux. Ils ont aussi reconnu être en mesure de citer les étapes ainsi que les qualités d’un bon mentor et d’un bon coach comme le témoignent les déclarations ci-après : § Je suis très content de la manière que les techniques du coaching ont été adaptées au public et au terrain d’intervention. § Le processus d’acquisition de cette approche mentoring/coaching est intéressant ; toutefois nous aurions apprécié être impliqués dans la réflexion globale, en amont. Mais j’adhère tout de même à cette approche. § Pour la grande partie des consultants les objectifs de la formation ont été atteints. § Le facilitateur est très bien et a une bonne facilitation professionnelle. § Là dans cette séance tu as réussi à capter l’attention des participants (e). Ah oui! Cela se voyait bien. J’ai enseigné pendant plus de 18 ans à la Fac. § J’étais très cynique pour venir à cet atelier. Maintenant, je suis prêt à mentorer/coacher. Mais je veux connaître la personne avec qui je vais travailler et ne pas me sentir oppressé. Car il faut issue heureuse pour toutes les parties. § Je n’ai pas perdu mon temps car j’ai beaucoup appris. Quelques leçons ont été tirées par nous-mêmes de cette formation sur mentoring et coaching : · Ce n’est pas parce qu’on est consultant qu’on est familier à l’utilisation des aides audio visuelles ou à des supports d’animation. Les participants ne savaient pas tous utiliser les cartes pour Métaplan · Avec des groupes comme celui ci, il est recommandé de commencer le cycle de David Kolb par la conceptualisation pour revenir à la réflexion. Le fait de commencer par demander aux participants (es) de partager leurs expériences n’a pas marché au début. Les participants (es) pensaient que le formateur ne serait pas à la hauteur ou trouvaient cette démarche ennuyeuse. · Lorsque le groupe découvre en vous des compétences et des choses à apprendre, l’ambiance devient plus agréable et encourageante. · Même s’il y a l’attrait d’exécuter un contrat pour un service rare, il faut s’assurer que toutes les modalités sont bien définies dans le contrat. Dans cette expérience, il aurait fallu exiger la co-facilitation et des honoraires plus convenables. Envoyer cet article |